Née Madeleine Cinquin le 16 novembre 1908 à Bruxelles, elle est notamment connue pour ses ½uvres caritatives en Égypte auprès des enfants, marchant dans la lignée de l'abbé Pierre ou de mère Teresa.
Elle partage ses années d'enfance et de jeunesse entre Paris, Londres et Bruxelles, lesquelles sont marquées par la mort de son père, noyé sous ses yeux sur la côte d'Ostende lorsqu'elle a 6 ans. C'est à 20 ans que Madeleine Cinquin décide de rentrer au couvent malgré l'opposition de sa mère. A 23 ans, après des études de sciences philosophiques et religieuses, elle prononce ses v½ux de religieuse dans la congrégation Notre-Dame de Sion et devient S½ur Emmanuelle.
S½ur Emmanuelle enseigne les lettres au Lycée Notre Dame de Sion à Istanbul en Turquie et ensuite en Tunisie. Tout au long de ces années, elle ressent le
désir de se mettre au service des exclus. Elle sensibilise ses élèves, de condition aisée, aux difficultés des populations démunies de leur pays. Elle enseigne à Alexandrie et s'attache beaucoup à l'Égypte.
En 1971, à l'âge de la retraite, elle décide de partager la vie des plus pauvres, les chiffonniers du Caire, en Égypte. Guidée par ses valeurs : la foi en l'Homme, le Respect de l'autre et la Justice, elle parvient à s'intégrer dans leur communauté.
En travaillant en collaboration avec les chiffonniers, elle contribue à améliorer leurs conditions de vie. Ses priorités vont à la santé et à l'éducation des enfants. En quelques années, des dispensaires, des écoles et des jardins d'enfants sont construits.
Elle rencontre en 1976 Sarah Ayoub Ghattas
(s½ur Sarah), alors jeune et dynamique supérieure d'un couvent copte orthodoxe, francophone, issue d'une famille de la bourgeoisie qui la rejoint et devient l'âme de la communauté. Grâce à s½ur Sarah, « la maison étant tenue », s½ur Emmanuelle peut parcourir le monde pour récolter des fonds grâce à ses dons d'oratrice et sa personnalité chaleureuse.
Pour la soutenir dans ses actions, elle fonde sa propre association, en 1980 :
Asmae-Association S½ur Emmanuelle. Pragmatique, elle veut professionnaliser ses actions et assurer sa relève. Sous son impulsion, l'association développe ses actions dans d'autres pays.
En 1993, à la demande de ses supérieures, S½ur Emmanuelle quitte définitivement l'Égypte et rejoint sa communauté en France. Elle continue de se battre pour plus de solidarité. Elle écrit des livres
(Chiffonnière avec les chiffonniers, Richesse de la pauvreté, Vivre, à quoi ça sert ?), rencontre des jeunes dans les lycées et les écoles, s'occupe également de l'association
Les Amis de Paola en aide aux SDF et donne des conférences aux côtés de son association pour sensibiliser le public à l'engagement solidaire.
Parallèlement, S½ur Emmanuelle continue à donner « un souffle » à son association. Elle lui transmet ses principes d'actions qui sont chaque jour mis en pratique sur le terrain. « éduquer un homme c'est éduquer un individu, éduquer une femme, c'est éduquer un peuple »
Le 1er janvier 2002, S½ur Emmanuelle est promue par Jacques Chirac au grade de Commandeur de la Légion d'honneur avant d'être élévée, par Nicolas Sarkozy, le 31 janvier 2008 Grand Officier de la Légion d'honneur.Depuis 1993, elle vit dans une maison de retraite dans le département du Var.
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